Qu'est-ce qui se passe en  moi ?

Qu'est-ce qui se passe en moi ?

Publié le 1 Août 2019

Dans la vie de tous les jours, quand les émotions débordent, que l’on perd la maîtrise, on ne sait plus toujours quel besoin on a, ni même ce que l’on ressent. Difficile dans ces conditions de résoudre le problème auquel on fait face !

La CNV, Communication Non Violente, développée par Marshall Rosenberg, a réfléchi à ce problème. Cette méthode pousse l’individu à prendre du recul en s’observant et en faisant une demande claire à quelqu’un ou à lui-même pour répondre à son besoin.

Marshall Rosenberg l’utilise aussi bien pour résoudre les problèmes que l’on a avec nous-même, comme en situation de conflit avec d’autres personnes.


Nous avons ici hacké cet outil pour que les humains soient capables de comprendre plus facilement ce qu’il se passe en eux quand ils sont pris en pleine tempête émotionnelle, pour les aider à savoir ce qu’ils veulent. C’est un préambule pour faire le point sur soi avant d’être en état d’interagir avec les autres en cas de conflit, mais pas seulement.


Lorsque nous avons affaire à des profils complètement perdus, complètement débordés par le flot des émotions, complètement débordés par leurs casseroles antérieures (dont personne n’a peut-être connaissance…), il est souvent difficile d’avoir une observation quantifiable et mesurable des faits. Seule l’énormité du problème fait sens.


C’est la 1ère itération qui est proposée ici : accepter d’être comme l’on est à l’instant t et tant pis si la situation n’est arrivée qu’une seule fois, et tant pis si le fait paraît banal pour tous les autres, et tant pis si le problème est une généralité. Pas toujours évident de mettre des mots sur tout. On autorise ici à attaquer le processus CNV même sans fait précis, même avec des gros mots, de l’imperfection, de la haine, du ressenti.

On va plutôt mettre l’énergie à traduire ce que l’on ressent pour que le problème soit partageable plutôt que de refouler ses émotions pour qu’elles soient entendables.


2e itération : la liste de sentiments et de besoins a été adaptée. Elle est longue, tout en étant incomplète. Elle est basée sur des expériences de vie. Les mots utilisés sont engagés, ils permettent de parler du politiquement incorrect. Tant pis, il faut que l’inavouable puisse sortir pour pouvoir construire avec et non essayer de l’enfouir au plus profond de soi.

Cette liste se veut comme une boîte à idées, pour pouvoir mettre une multitude de nuances sur ce que l’on ressent et ses besoins. Ils seront affinés plus tard.


3e itération proposée : trouver des sentiments positifs et négatifs dans toutes les situations de blocage pour muscler le cerveau. Plus on apprendra à son cerveau à faire des ponts entre le positif et le négatif en tout contexte, plus il sera facile de trouver des ressources pour être renforcé et pas complètement vidé face à son problème.


4e itération proposée : en CNV, les besoins sont traités les uns après les autres. Ici, nous autorisons plusieurs besoins simultanés que nous classons en 3 catégories : besoins urgents, besoins auxquels on va devoir s’atteler, besoins utopiques.


5e et dernière itération : la mise en place de plusieurs stratégies.

En CNV, on termine en faisant une demande claire et apaisée pour remplir son besoin.

Mais que se passe-t-il si cette demande est rejetée ou n’aboutit pas ? On reprend le process à la première étape.

Prévoir dès le départ différentes stratégies pour répondre à son ou ses besoins, c’est déjà autoriser et donc pouvoir supporter plus sereinement l’échec d’une ou plusieurs stratégies.

Plusieurs stratégies permettent de réduire l’enjeu d’une seule : au pire, ça marche !

Nous vous proposons de mettre en place 4 stratégies différentes qui vont mobiliser des ressources différentes :

  1. vous tout seul, quelque chose que vous vous sentez en mesure de porter tout seul, sans aucune interaction

  2. demande claire à quelqu’un : proche, famille, collègue, une tierce personne quelle qu’elle soit

  3. sollicitation d’un professionnel ou d’un produit ou d’un service ou d’une application, cette stratégie permet d’aiguiser notre curiosité : qu’est-ce qui existe déjà pour résoudre mon problème ?

  4. activer sa créativité en 3 étapes

    1. s’autoriser à rêver dans le monde des bisounours à une solution aussi irréaliste soit-elle !
    2. débriefer avec une personne de son choix en lançant un brainstorming et de nouvelles pistes
    3. définir une nouvelle stratégie réaliste soit seul, soit avec une demande claire, soit par une sollicitation d’une solution existante inspirée de votre idée et brainstorming


Et on finit en créant sa todo pour mettre en place les stratégies retenues.


Si c’est trop dur même avec cet outil ou un autre, il ne faut pas hésiter à se faire accompagner, notre monde est en plein bouleversement. Se poser la question « qu’est-ce qui se passe en moi ? » est compliqué !

Cet outil peut s’appliquer dans un contexte professionnel ou personnel, seul face à vous-même, en toute intimité ou comme point de départ pour oser partager votre problème et vos premières pistes de stratégies imaginées.


Outil Qu'est-ce qui se passe en moi ?


Liste besoins et sentiments